09.07.2008
La réunification des Normandie(s) vue de la Basse Normandie
La Normandie tire son nom des envahisseurs vikings qui venaient régulièrement depuis leur pays du nord piller les abbayes. L’un d’eux, Rollon, chef viking a été encouragé à se sédentariser et pacifier la région en recevant un territoire autour de Rouen contre la promesse d’une paix durable. Environ 100 ans plus tard cette concession deviendra le duché de Normandie, l’une des plus anciennes provinces françaises.
En 1956, lors de la création des Régions, cette grande province est séparée en 2 régions, pour parait-il satisfaire l’ego de Jean Lecanuet, alors maire de Rouen et de Michel d’Ornano, maire de Deauville qui souhaitaient avoir chacun leur fief.
Des projets de réunification sont à l’étude. Une association pour la réunification de la Normandie est présidée par Hervé Morin.
Qu’avons-nous à y gagner ? Ou surtout à y perdre ?
La première fois que j’ai entendu parler de cette réunification, habitant alors Paris, je venais passer un week-end à Ouistreham et je rencontre un copain qui me dit être outré par ce projet : « Nous allons nous faire bouffer par la Haute Normandie ».
Ce n’est pas le seul qui ait cette réaction, pourtant, la majorité des personnes que je rencontre sont favorables à ce projet, car chacun pense qu’une grande région a plus de poids, est plus forte et dans ce cas c’est toute le Région qui profite de son essor :
- la Haute et la Basse Normandie ont des points communs, leur relief, par exemple, elles sont toutes deux tournées vers la mer et ont un arrière pays très rural. Ces deux régions sont touristiques et depuis 25 ans, il n’existe qu’un seul Office Régional de tourisme avec une présidence tournante.
- le pôle Rouen/Le Havre, très industriel est plutôt complémentaire de Caen davantage tourné vers le tertiaire.
- mais, il y a deux universités, celle de Caen étant la plus ancienne, comment cette dualité sera-t-elle gérée ?
- qu’en sera-t-il de la proximité de cette région avec la grande région capitale ?
- les liaisons routières et ferroviaires ne sont pas parfaites, quelles seront les priorités ?
Il y a beaucoup de questions à se poser, dans des domaines très variés.
Pour ma part, j’ai eu à comparer concrètement la différence de prise en charge de la formation professionnelle par les différentes régions. Sans conteste, les grandes régions, Ile de France, Rhône Alpes, Paca, Aquitaine, Pays de Loire, ont beaucoup plus de moyens et cela crée des injustices. Par exemple la prise en charge d’un apprenti par les régions se fait par rapport à un taux du coût de revient d’un apprenti. Cela va de 50% pour la région Auvergne à 85% en Ile de France. Pourtant pour sa formation, ce jeune devra disposer des mêmes cours, du même contenu de formation, la différence se fera sentir par l’ensemble des actions qualitatives mises en place. Clairement, on peut dire qu’un apprenti n’a pas droit au même service en Auvergne qu’en Ile de France.
En considérant cette future région, il y a le risque de création d’une région bicéphale : il y aura une grande compétition entre Rouen et Caen pour obtenir le titre de capitale de région.
Et peut-être retrouvera-t-on la problématique de la région Centre, où Tours est capitale de région, mais où les diverses directions sont situées à Orléans. La proximité de Paris et de l’Ile de France expliquant cette particularité.
Ouest France du jeudi 29 mai 2008 fait état d’un rapport qui relance la fusion des Normandie. Il porte sur plusieurs points :
- la capitale est le principal point de blocage
- le coût de la fusion serait entre 7 et 15 millions d’€, mais ferait économiser, après amortissement entre 2,7 et 4 millions d’€ par an
- en ce qui concerne l’emploi, des économies d’effectif de fonctionnaires sont prévues. Mais le dynamisme économique entraînerait la création de 300 à 420 emplois chaque année
- la création d’une grande région renforcera sa visibilité sur le plan international et une meilleure résistance à la force d’attraction de l’Ile de France. Elle se placerait au 6eme rang des régions françaises (actuellement HN est au 14eme rang et BN au 17eme)
- attention à la marginalisation des territoires éloignés du triangle Caen/Rouen/Le Havre .
Mais sur ce dernier point, les avis sont partagés. Lorsqu’on habite Cherbourg, naturellement, on se sent proche de la Bretagne et les liens entre Haute et Basse Normandie ne sont pas clairement perceptibles. Un rapprochement est même considéré comme une aberration. Par contre, si on habite Alençon, on est à la frontière de l’Eure et de la Sarthe, de la haute Normandie et des Pays de la Loire. On peut relier dans le même temps Rouen et Caen. Rester replié sur la Basse Normandie est beaucoup moins une évidence.
Haute ou Basse, quand on est à l’étranger et qu’on dit qu’on est Normand, tout le monde sait où situer la Normandie.
Mais au fond, qu’est-ce que c’est être Normand, cette réunification a-t-elle un sens?
Lorsqu’entre amis Démocrates (réunion mensuelle de notre section du MoDem canton Ouistreham), nous avons débattu de ce thème d’actualité, nous étions une assemblée de normands « natifs » et de normands d’adoption. Les réactions des uns et des autres ont été surprenantes, surtout de la part des "natifs" :
- où est l’identité normande ? on ne peut pas dire qu’en venant de l’extérieur cela soit flagrant.
- la trouve-on dans son architecture, sa gastronomie, sa culture, son agriculture, ses paysages ? Trouve-t-on les produits normands dans les grandes surfaces comme les produits estampillés « bretons » ?
- comment le développement durable y est-il pris en compte ?
- la vocation de la Haute Normandie, n’est-elle pas d’intégrer la région Ile de France ?
- dans ce cas, la Basse Normandie n’est-elle pas plus proche de la Bretagne ? une région Grand Ouest ne serait-elle pas plus proche de la réalité ? A-t-elle un intérêt économique, touristique ?
- quelle est la place d’une grande région dans l’Europe ?
A n’en pas douter, le sujet d’une réunification normande reste complexe et rencontrant beaucoup moins d’envie des Normands que l’on ne pourrait croire. Pour les Bas-Normands, il peut paraître plus nécessaire d’intégrer un Grand Ouest favorisant développement économique et identité culturelle, sans devenir une excroissance de l’Ile-de-France.
Michèle Hébert
15:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.07.2008
Un nouvel espace de communication, avec le MoDem canton Ouistreham
Bienvenue, chers amis Démocrates,
Ce blog a trois fonctions. La première est d’apporter un lieu de débats sur tous les sujets – politiques, sociaux, culturels, etc. – pour tous ceux qui ont une sensibilité « démocrate », mais aussi pour permettre aux contradicteurs de s’exprimer.
La seconde est d’aborder les enjeux de notre canton de Ouistreham, canton qui borde la mer et s’adosse à notre capitale régionale : Caen. Dynamique économique, développement urbain, tourisme, solidarité, environnement, identité normande, activités maritimes, etc. : les sujets sont nombreux !
La troisième est d’apporter notre sensibilité de membres ou sympathisants du Mouvement Démocrate. De nouvelles générations sont arrivées, la population a fortement évolué, les enjeux aussi. Nombre d’entre nous, ce que nous pouvons retrouver partout en France, sont lassés par la gauche et la droite. L’une « historiquement » nécessaire, l’autre forcément « miraculeuse », PS-PC et UMP nous auront particulièrement déçus en près de trente ans. Incomplets, ces partis nous imposent un bipartisme obsolète et stérile. L’opposition de la droite et de la gauche françaises se fonde sur la conception du changement : c’est à cause de cela que la France n’évolue pas… Nous, MoDem, souhaitons dépasser cette situation. Vous trouverez, ce sur blog, nombre de billets l’illustrant.
Bref, que vous soyez membre du Mouvement Démocrate, habituellement appelé MoDem, ou que vous vous sentiez proche de l’identité
« démocrate », que vous habitiez Bénouville, Biéville-Beuville, Colleville-Montgomery, Ouistreham, Périers-sur-le-Dan ou encore Saint-Aubin d’Arquenay, ou tout simplement que les enjeux territoriaux de ces localité, de ce canton, vous intéressent, ce blog vous est ouvert.
Les billets et commentaires sont libres, tout en respectant les règles d’usage en vigueur sur internet (la « netiquette »). La vocation de ce blog est de stimuler, de faire réfléchir, d’interpeller, de faire rire … et rappeler quelques faits têtus quand le besoin s’en fait sentir.
“La pensée venait après la parole, mais l’on considérait le langage et l’action comme choses égales et simultanées, de même rang et de même nature ; et à l’origine, cela signifiait non seulement que l’action politique, dans la mesure où elle ne participe pas de la violence, s’exerce généralement au moyen du langage, mais de façon plus fondamentale, que les mots justes trouvés au bon moment sont de l’action, quelle que soit l’information qu’ils peuvent communiquer. Seule la violence brutale est muette, et c’est pourquoi elle ne saurait avoir de grandeur.”
Hannah Arendt
Jean-Philippe Le Dain
14:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.05.2008
Ouverture de notre Blog Modem
Le 1er juin s'ouvrira le blog internet de notre section Mouvement Démocrate du canton de Ouistreham.
Pour mémoire, notre canton est composé des villes et villages suivants:
- Bénouville
- Biéville-Beuville
- Blainville sur Orne
- Colleville-Montgomery
- Ouistreham
- Périers sur le Dan
- Saint Aubin d'Arquenay
Il est ouvert à tous, adhérents MoDem, sympathisants, citoyens en besoin de vrai débat démocratique...
20:43 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.05.2008
Jean-Philippe Le Dain
Né en 1970, Jean-Philippe Le Dain est marié et père de deux enfants. 
Pendant ses études, celui-ci a suivi un double cursus : l’un en sciences-humaines jusqu’une recherche sur Raymond Aron, l’autre « d’Ingénierie et de Management en Sécurité-Sûreté des Entreprises ». Il est membre des anciens auditeurs de l’IERSE (Institut d’Etudes et de Recherche pour la Sécurité des Entreprises), dépendant de l’enseignement supérieur de la Gendarmerie Nationale.
Professionnellement, Jean-Philippe Le Dain s’est ainsi spécialisé, dans ses différents postes, dans le domaine de la prévention des risques et de la gestion de crise, sur les terrains de la communication et de la gestion de projets. Il alterne fonctions dans le public en tant que collaborateur de différents élus comme Claude Goasguen, Yves Galland, Marielle de Sarnez ou encore Rodolphe Thomas, ou directeur de service dans une collectivité territoriale, et dans le privé comme consultant, « ingénieur conseil ».
Politiquement, c’est l’attachement à la démarche de Raymond Barre qui le fit rejoindre l’UDF par le biais du Centre des Démocrate Sociaux en 1986. Son parcours politique s’est caractérisé par la volonté de la création d’un grand parti démocrate (social-libéral, environnemental et européen) qui dépasse l’opposition stérile de la gauche et de la droite françaises. C’est ainsi qu’il se retrouve particulièrement dans l’engagement politique de François Bayrou et la création du Mouvement Démocrate.
Elu d’opposition à Ouistreham depuis les élections municipales de 2008, Jean-Philippe Le Dain est membre de trois commissions : Urbanisme et Environnement, Sûreté-Sécurité, Animations. Souhaitant incarner avec Michèle Hébert une opposition « constructive » pour œuvrer à l’intérêt général des Ouistrehamais, il se montre toujours très attentif et pugnace envers une municipalité dont le maire socialiste dénonce obstinément et promptement les « dérives de Bruxelles » et de l’Union Européenne, mais oublie trop souvent les réalités économiques pour une nécessaire bonne gestion pour l’avenir de la ville et la politique de proximité : les exemples de la station d’épuration, de la « pataugeoire » ou encore du centre socioculturel en sont des exemples forts, la saleté des rues et de la plage (selon le maire, c’est la faute des Ouistrehamais), l’incohérence urbaine, l’absence de projets pour favoriser l’avenir de Ouistreham et de ses habitants sont inquiétants.
Enfin, Jean-Philippe Le Dain essaie de contribuer au progrès de la municipalité dans les domaines de la démocratie de proximité et les enjeux environnementaux.
21:08 Publié dans Vos élus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.04.2008
Michèle Hébert
Le lycée lui permet de côtoyer une classe sociale qu’elle ignorait, la bourgeoisie. Elle y fait sa communion et même si elle a pris quelques distances avec la religion, elle en a bien intégré ses valeurs de respect, de solidarité, de fraternité.
Elle rêve d’être professeur d’éducation physique, mais elle se sent tellement déplacée au lycée, qu’en première, elle entre dans la vie active et finalement, apprend la coiffure.
Son brevet professionnel à peine en poche, elle achète un salon de coiffure à Ouistreham. Elle s’intègre à la vie sociale en adhérant à l’association de parents d’élèves et en prenant le secrétariat de l’association de commerçants. Son profil de jeune, femme, commerçante, installée au bourg, semble intéressant puisque lors des élections municipales de 1977, elle est sollicitée à la fois par la liste municipale de droite et par la liste socialiste. Elle ne se présentera pas, malgré l’insistance de Louis Mexandeau en personne : tout engagement politique étant proscrit au sein de son foyer.
Apprenant la création d’un centre de formation d’apprentis à Caen, le CIFAC, elle postule, elle sera formatrice pendant 12 ans.
Successivement à la tête de deux établissements de formation professionnelle, à Nantes, un lycée professionnel de 24 professeurs, puis à Meaux, responsable pédagogique d’un centre de formation d’apprentis de 48 professeurs. Michèle Hébert fait l’apprentissage de relations multiples : avec l’Académie, bien sur, mais également la Municipalité , la Région , le Département et l’Etat. Son système de management est basé sur la concertation.
A Nantes, confrontée à un problème de recrutement de professeurs d’enseignement professionnel et l’inspectrice n’ayant pas de réponse, elle expédie un courrier au ministre de l’Education Nationale, c’était François Bayrou.
A Meaux, elle a eu à mettre en place un contrat de qualité souscrit avec la Région , dont l’objectif était de mettre le jeune au sein du dispositif et de lui donner des outils tant pour sa vie professionnelle que sa vie de citoyen. Elle y a bien réussi comme le montre la note attribuée à l’établissement par la région Ile de France.
L’objectif est noble et le chantier vaste : Meaux, c’est déjà la banlieue et toutes les injustices que l’on peut y vivre. Il n’est pas bon d’avoir un prénom d’au delà de la Méditerranée ou d’avoir la peau foncée. La vie est alors beaucoup plus compliquée ! Les discriminations sont partout.
Son indignation va croissant.
Par ailleurs, elle participe activement à la vie de son quartier (le 18ème arrondissement de Paris) en tant que membre actif d’une association de quartier, et en tant que vice présidente de son conseil de quartier. Elle y trouve la possibilité d’exprimer son aspiration humaniste et sociale, de partage et de service.
Là encore, elle est souvent indignée par l’injustice à laquelle ses concitoyens sont confrontés.
Elle a de plus en plus le désir de s’engager.
Les élections présidentielles s’annoncent. Il faut prendre position, pour elle c’est évident, les partis classiques ne lui conviennent pas. C’est totalement en accord avec son programme et ses options qu’elle vote pour le candidat Démocrate. Et son adhésion au MODEM a suivi.
Première adhésion à un parti politique alors qu’elle a maintenant atteint l’age de la retraite, qu’elle passe à Ouistreham. Lors des élections municipales, elle accepte volontiers d’être sur la liste non partisane et de rassemblement de Jean Claude Desloques, pour « rendre service ».
Et la voilà propulsée dans l’opposition. Michèle Hébert est membre de trois commissions municipales : culture et associations, affaires sociales, affaires scolaires & périscolaires.
21:29 Publié dans Vos élus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

